Introduction:

: Très souvent abrégé en DJ, prononcé Didjé ou Deejay est, dans le premier sens du mot, la personne qui tient le microphone et intervient en direct sur la version instrumentale d'un disque (souvent en face B), dans les sound systems de musique reggae. Depuis, le rôle du Disc-jockey a pris de l'ampleur dans les musiques populaires récentes. Il est parfois reconnu comme un musicien à part entière. Dans la musique de Hip Hop, le Disc-jockey accompagne en général le MC (Master of Ceremony), le « rappeur » en « scratchant », c'est-à-dire en modifiant la vitesse et le sens de lecture des platines vinyles, en « frottant » le sillon de musique sousImage hébérgée par hiboox.com le diamant de lecture, afin de déformer et de rythmer les sons existants! Cette déformation de sons se couple à l'utilisation sur la table de mixage (élement central) d'un Fader ou Crossfader. Cet élément permet le passage du son d'une platine à l'autre et de couper le son d'une des deux platines. Il existe diverses techniques de scratch, comme le Cutting, le Transforming, ou encore, le Flare, toutes étant additionnables et alternables à volonté. Aujourd'hui, et dans le sens large, le disc-jockey est celui qui sélectionne et fait passer des disques sur ses platines (vinyles ou CD, parfois MP3). On trouve ce métier principalement dans les boîtes de nuit, mais aussi parfois dans certains bars et dans les fêtes de musique techno ou les raves. Il peut simplement enchaîner les morceaux de musique les uns après les autres en fonction des envies des auditeurs ou bien modifier ou superposer deux musiques (ou une musique et une version acapella) et faire preuve de créativité et d'inventivité, voire utiliser des machines ou des ordinateurs pour refondre entièrement le morceau utilisé. Dans tous les cas, une bonne oreille et le sens du public sont nécessaires à l'exercice de ce métier. Pour conclure, le rôle d'un Disc-Jockey est d'enchaîner deux morceaux de musique sans qu'il n'y ait de blanc, mais aussi à pouvoir captiver toute la nuit son public qui en retour pousser des "oooh" et des "aaah" de satisfaction à chaque prouesse technique.

http://raikoudisdimos.wifeo.com

L'origine du mix:

: est née dans le Bronx (New York), grâce à la culture " " au début des anneés " 1970 ". DJ KOOL HERC  fut le premier DJ qui mixa deux disques réellement ensemble pour la première fois, avec deux disques réglés exactement sur le même BPM (Beat Per Minute ou tempo) et superposés de façon à faire un enchaînement sur la même base rythmique (le rythme ne change pas, mais le morceau de musique change). Puis vient ensuite le scratch, il fut inventé accidentellement par DJ GRANDWIZARD THEODORE qui perfectionne sa découverte pour en faire un véritable instrument, en suiteKOOL HERC se fût exploité par GRAND MIXER DXT et HERBIE HANCOCK dans le titre Rock it. Depuis les DJ n'ont cessé de créer de nouvelles techniques de maniement des disques et des tables de mixage. Si historiquement le vinyle a été le premier support des DJ (par le scratch), ce sont bel et bien les DJ qui ont permis au vinyle de résister à l'impact qu'a été l'arrivée du CD dans les années 1980. La raison de cette résistance est la longue absence de platine CD à vitesse réglable, condition nécessaire pour mixer en discothèque. De ce fait en 30 ans la Technics 1200 MKII est devenue puis restée la platine vinyleDJ GRANDWIZARD THEODORE la plus répandue dans les clubs. Actuellement les labels sortent les nouveautés sous le format vinyle, à destination des DJ qui diffusent ainsi ces morceaux et permettent d'évaluer leur potentiel. Le pressage en plus grand nombre peut alors suivre, et selon le succès du morceau on pourra ensuite le trouver dans des compilations CD ou sur les albums des artistes correspondants (si celui ci est suffisamment productif!). Aujourd'hui, une majorité des DJ mixent encore sur vinyles, mais le format numérique (principalement le MP3 qui a balayé les autres formats, parmi lesquel le CD audio) est en train de provoquer une vraie révolution dans ce monde. Et on peut comprendre qu'un DJ de renom parcourant le monde puisse hésiter pour le format de ses morceaux entre le vinyle (un vinyle contient un seul morceau en principe) et le MP3 (un cd de MP3 contient 200 morceaux en très bonne qualité), sachant que le matériel DJ actuel permet de reproduire facilement le contact et/ou la souplesse d'une platine vinyle. Mais bon... SAVE THE VINYL.

 L'équipement de base du  Disc Jockey:

  • Platines vinyles ou platines CD (de préférence avec pitch) UNE JOLIE SONO
  • Table de mixage
  • Casque de préécoute
  • Microphone (optionnel)
  • Amplificateur
  • Enceintes

Les pratiques musicales du DJ:

  • Scratch : utilisation d'un Fader Ou Crossfader pour découper le son enregistré sur le vinyl, de manière à le transformer et à le rendre plus rythmé et/ou incisif.
  • Fondu-enchaîné : la fin d'un morceau de musique est mélangée avec le début du morceau suivant de manière à assurer une transition progressive.
  • Le mixage: les disques sont synchronisés manuellement à l'aide des réglages de vitesse des platines et sont mélangés avec diverses variations, portant notamment sur les égalisations (niveau des fréquences graves, médium et aiguës), ainsi que sur l'utilisation des Faders et Crossfaders. 

Image hébérgée par photbucket

Les disques sont enchaînés de plusieurs façons:

  • soit en scratchant (principalement utilisé en Hip-Hop et en Rap
  • soit en mélangeant (mixant) progressivement les deux titres : on appelle alors cela un fondu-enchaîné (fade ou crossfading);
  • soit en mélangeant (mixant) progressivement les deux titres, et en calant le tempo du premier morceau (en réglant sa vitesse, on parle aussi de pitch), on parle alors de mix dans le tempo (beatmix).
  • soit en jouant le deuxième titre juste après le premier (un cut); en fait, le premier battement du deuxième titre (premier beat) est joué en même temps que le dernier beat du premier.

Diversité du METIER:

Cependant, certains musiciens se disent également DJ du fait qu'ils utilisent les mêmes outils, bien que ce ne soit pas dans le but d'enchaîner des morceaux, mais bien d'en créer de nouveaux à partir d'éléments de plusieurs supports musicaux. Le Djing ne se fait pas toujours en direct, ni face à un public. Certaines maisons de disques ne publient rien d'autre que les réalisations en studio de DJ. Il existe aussi un championnat du monde des DJ, qui se rencontrent dans différents types de catégories. Le concept du Djing s'applique également à la vidéo. Le «VJ» (Visual jockey ou Vidéo-jockey) enchaîne et superpose des images fixes et animées qui peuvent être projetées sur écran à l'occasion de soirées ou de concerts, mais également, sur les chaînes télévisées musicales. Le terme a d'ailleurs été élargi au simple présentateur d'émissions de telles chaînes du fait qu'il est censé choisir les clips vidéo qui passent. De la même manière on parle de«KJ» (Kara-Jockey) pour les animateurs de karaoké.

SCRATCH BATTLE DJ CUTEE B VS DJ SUB ZERO : (ou scratching) est un procédé consistant à faire tourner à la main un disque vinyle sous une tête de lecture GRAND MIXER DXTde platine vinyle, plus rapidement que sa vitesse normale, alternHERBIE HANCOCKativement en avant et en arrière, de façon à produire un effet spécial. On associe cette rotation à une montée du volume. Le scratch s'effectue sur des sons dits « underground ». Il existe différents types de scratch, ceux-ci se diférencient par la vitesse du disque, ainsi que par leur coupures grâce au crossfader. L'artiste à avoir fait le premier scratch en public est GRAND MIXER DXT sur le morceau Rock it (de HERBIE HANCOCK-1983) mais le premier à l'avoir réellement tenté est inconnu.

http://www.grandmasterflash.com

http://www.herbiehancock.com/


 Il faut disposer:

  • d'une platine pour disque vinyle disposant d'une tête de lecture lisant dans les deux sens,
  • d'un disque de feutrine que l'on interpose entre le disque vinyle et la platine,
  • d'une table de mixage pour couper le son ce qui donne un effet de vitesse au scratch, en particulier avec le crossfader 
  • éventuellement des vinyls contenant des samples destinés au scratch appelés break-beat. Des vinyls "classiques" font également l'affaire.

Cette figure consiste à faire des allers retours avec le vinyl à des vitesses variées sans utiliser le crossfader.

Le cutting est une technique qui permet de lire un passage en boucle. Elle a été initié par DJ GRANDMASTER FLASH.
 

DJ GRANDMASTER FLASH SITE OFFICIEL

Cette figure consiste à faire vasciller le crossfader entre le pouce et les autres doigts, en commençant par l'auriculaire et en finissant par l'index.

Il faut stopper la platine, puis bouger le plateau avec les doigts d'avant en arrière.

DIVERS PETITES VIDEOS SUR LE VJING : Le terme Vidéo-jockey désigne la ou les personne(s) qui sont à l'origine d'une animation visuelle projetée sans plus d'indication sur les techniques utilisées ou les choix graphiques effectués. Le sigle VJ vient de la contraction des mots « Vidéo » et « Jockey » et s'inspire du terme DJ, propre à la musique. Le sigle tendant à devenir un mot en soi, il peut se décliner sous différentes formes telles qu'un verbe : VJer ou faire du Vjing (créer l'animation visuelle). De même, les mots employés pour désigner les vidéo-jockeys sont légion: Vidéo-jockey, Visual jockey, Visu (contraction de « visuels »), Veejay ou encore Vijay. Dans les pays anglophones, le terme a été popularisé par MTV qui utilisait le terme de Vj pour désigner la personne qui animait et présentait les diffusions de clips vidéo. Créateur d'expérience visuelle, il travaille en étroite collaboration avec l'environnement sonore dont il est l'expression visuelle.

  • cellule : tête de lecture d'une platine vinyl
  • cross-fader : fader placé horizontalement sur une table de mixage permettant de basculer d'une voie à l'autre (la courbe de fondu peut être linéaire, exponentielle, tout ou rien et/ou réglable selon le modèle)
  • cue : point de départ de la lecture sur un lecteur CD
  • fader : bouton à glissière permettant de modifier le volume sonore d'une voie.
  • feutrine : sorte de tapis intercalé entre le vinyl et le plateau de la platine permettant de faire glisser le vinyl sans dommage. Ainsi pour faire Pause, un DJ jouant sur vinyls utilise rarement la touche Play/Stop. Pour arrêter un morceau... il pose ses doigts sur le disque, qui doit donc pouvoir glisser sur la feutrine ou slipmate). Il peut alors le lancer (throwing) dans le rythme.
  • loop : boucle sonore composée d'un point d'entrée (loop-in) et d'un point de sortie (loop-out)
  • pitch : mécanisme (potentiomètre ou boutons) d'une platine (vinyl ou CD) permettant de modifier la vitesse de lecture (modification exprimée en pourcentage par rapport à l'original). Son réglage permet ainsi de synchroniser les beats de deuxs morceaux (entrant et sortant).
  • versus : remix mixant la version a capella d'un morceau avec l'instrumental d'un autre
  • white label : vinyl ne portant pas d'étiquette: il s'agit généralement d'un morceau produit par un DJ peu connu, et pressé en faible nombre d'exemplaires. Exemple : dans le cas d'une future bombe dancefloor, il permet d'évaluer le potentiel club du skeud (disque) avant pressage sous un vrai label. La plupart des bootlegs sont pressés en white.
  • sample : en français échantillon. Le sample est court extrait ou une partie d'un morceau de musique, joué en boucle ou par intermittence. Il peut être déformé pour atteindre l'effet recherché. Voici un exemple ci-dessus  
     
    : de DJ peut poser problème. Une petite liste des prononciations; Deejay, Deedjay, Didjai, Didjette (pour les filles), tout comme son orthographe; DJ-ing, Djing, Deejaying, Deejing, Djaying, ... Comme tous les sigles en français, DJ s'écrit en majuscules et ne prend pas la marque du pluriel. On peut aussi employer l'expression "animateur musical" pour qualifier cette profession.



 
 
Créé avec Créer un site
Créer un site gratuitement