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 La techno est une forme de musique électronique qui est apparue au début des années 1980 simultanément dans les villes de Detroit et de Chicago. Le mot techno vient du nom d'un des premiers disques du genre, "Techno-City" du duo Cybotron. Des artistes américains comme Kevin Saunderson, Jeff Mills, Juan Atkins et Derrick May sont considérés comme les pionniers du genre. Ils intègrent les sons de certains artistes pionniers européens issus de la scène EBM (electro body music), New Beat, JEFF MILLSet Pop Synth comme les allemands Kraftwerk ou encore Jean Michel Jarre en ajoutant une rythmique simple et puissante, axée sur la grosse caisse. Alors que le genre décollera en Europe à la fin des années 1980, la techno restera très longtemps un genre confidentiel aux États-Unis. Grâce à son développement en Europe, la techno a connu un réel développement au début des années 1990 qui aboutit au développement de plusieurs sous-genres. Même si le mot « techno », comme un peu à son origine, sert à regrouper certains styles de musique électronique dansante (trance, house), il est surtout utilisé pour décrire une forme bien particulière. Le genre, fort présent dans les raves, n'a jusqu'à maintenant pas vraiment de succès auprès du plus large public. Mais il a gagné les clubs, en commençant par le Boy, le Queen, le Pulp, le Scorpion, Le Rex à Paris (premier QG de Laurent Garnier, Scan X, etc.), L'Anfer à Dijon (premier QG de Laurent Garnier), ou encore le Tresor à Berlin (qui voit les débuts d'Ellen Allien), Fabric à Londres, Cocoon Club à Frankfort (créé et tenu par Sven Vath lui-même, grand artisan de la techno allemande). L'Allemagne est d'ailleurs la première à créer la Love Parade à Berlin, défilé de chars techno qui rassemblent des centaines de milliers de personnes dans les rues de la capitale, suivie quelques années plus tard par Paris. De plus, il est bon de savoir qu'au milieu des années 1990 le terme « tekno »KEVIN SAUNDERSON est apparu pour dissocier les soirées gratuites et « libres » (teufs et teknivals) des soirées « techno » payantes (rave party). Cette nouvelle musique a été décrite dans "Superstars", roman culte de l'écrivaine française Ann Scott paru aux éditions Flammarion en 2000. La (ou le) techno se distingue par son abondance de percussions et de sons synthétiques joués sur une rythmique généralement régulière (4/4) et variante. On peut y mélanger des extraits ou samples d'instruments conventionnels comme la voix parDERRICK MAY exemple. Musique relativement rapide (120-145 bpm). Il existe des formes de techno lent(e) ainsi que rapides (jusqu'à 250 bpm) comme dans la hardcore… Beaucoup pensent que la techno est souvent monotone, sans mélodie apparente et conçue avec l'idée d'être superposée avec d'autres compositions durant la prestation d'un DJ. En fait, le résultat de bons mix est obtenu par la modification de sons et d'harmoniques complexes. Les instruments éléctroniques permettent une approche différente de la composition qui ne reposera plus uniquement sur une expression "simple" de l'harmonie mais une progression dans le grain, la résonnance, le filtrage des sons qui évolueront tout au long des morceaux. La techno se rapproche assez de la musique africaine par son côté dansant et hypnotique, en particulier la techno de Detroit qui s'est inspirée des sonorités funks, mais la techno de Detroit a également donné naissance à la techno minimaliste et conceptuelle de Richie Hawtin (Plastikman) et son label Plus8, qui a produit entre autre l'hypnotisant "Pull Over" de Speedy J. La techno européenne est, elle, issue des rythmes froids et sombres de la scène belge, par exemple Front 242, et allemande EBM (Electronic Body Music), new beat, mais si on veut chercher plus loin, les Pink Floyd en 1973 sur leur Dark Side of the Moon laissaient échapper un On the Run qui n'a rien à envier à beaucoup de productions actuelles… L'évolution d'un morceau techno ne se fait pas par la mélodie mais par le glissement des sons, des rythmiques et par une variation cyclique de la pulsation rythmique. C'est en partie pour cela que la techno a révolutionné le monde de la musique et de la danse ; un autre aspect est son côté libre et anti-commercial. Connu mondialement, Jeff Mills a toujours refusé de signer sur une major, et l'un des labels cultes américains s'appelle précisément Underground Resistance.

La house-music est née au début des années 1980 à Chicago, et la légende raconte que son nom provient du club le Warehouse, où officiait le D.j. Frankie Knuckles. La house est composée, à la base, d'un rythme minimal, d'une ligne de basse funky, et de voix, samplées ou non. Frankie Knuckles en est le précurseur, mais on peut citer également Marshall Jefferson, Farley Keith aka Farley "Jackmaster" Funk et le fameux morceau "Love Can't Turn Around" (1986, Ralphie Rosario, mais surtout Larry Heard, qui produira l'hymne house "Can U Feel It" sous le pseudonyme de Mr Fingers, ou encore Lil' Louis avec le tube international "French Kiss". Le premier morceau de house semble LARRY HEARDavoir été composé en 1983 par Jesse Saunders : "Funk U Up" (Mitchbal-Trax Repress). Cependant dès 1981, le Warehouse diffusait les premiers tubes acid tels que "This Is Acid" ou "I Got A Big Dick" de MauricMARSHALL JEFFERSONe. Même si la house est née à Chicago, les villes de Detroit et New York ont eu une scène rapidement très active. On pense notamment à la hip-house, la New-Jersey house (dont le groupe Blaze est toujours un digne représentant) ou la house-garage inspirée par le club où jouait Larry Levan, le Paradise Garage. Anecdote amusante, Franckie Knuckles et Larry Levan étaient amis avant qu'ils ne deviennent DJ. Les promoteurs du Warehouse souhaitaient même embaucher Larry Levan à l'ouverture du club, mais il passa la main à Frankie Knuckles. Le reste fait partie de l'histoire. Larry Levan est mort en 1992 et reste un mythe intouchable en tant que DJ. La house est originellement reliée aux DJ. Mel Cheren, emblématique producteur new-yorkais de dance-music, qualifiait la house de "disco on the budget" (disco à l'économie). De fait, cette musique s'est caractérisée dès ses débuts par des moyens de productions réduits, un côté "fait à la maison" qui participa au succès de son nom : house-music. Les précurseurs enregistraient leurs morceaux sur cassettes dans le seul but que le DJ les passe en club. Ces expériences ont façonné la culture des club et sa mythologie. Les disques vinyls sont arrivés rapidement après.

 

Le disco est un genre musical apparu au milieu des années 1970 et qui s'est développé jusqu'au tout début des années 1980. Le disco est le résultat d'un mélange de funk, de soul et de musique latine, enrichi par de nouveaux instruments, les synthétiseurs. Les pionniers en seront les producteursGAMBELL & HUFF Gamble & Huff et leur Philly Sound, ainsi que Barry White. Ce style, afro-americain à l'origine, est caractérisé par un rythme binaire très entraînant (autour de 120 battements par minute), martelé par la grosse caisse à chaque temps de la mesure 4/4, idéal pour danser. C'est à New York en discothèque (notamment au mythique Studio 54) et grâce aux radios que le Disco démarre et triomphe. Ensuite des groupes comme Abba, Chic ou Village People se produirVILLAGE PEOPLEont sur des grandes scènes, à l'image des artistes rock et funk qui les ont précédés. Bien que l'un des premiers tubes disco datent de 1974 "Kung Fu Fighting" par Carl Douglas, "You're The First, The Last, My Everything" par Barry White, le disco explose vraiment à partir de 1975-1976. Il est reconnu universellement avec le succès en 1977 du film La Fièvre du samedi soir "Saturday Night Fever" et de sa bande originale composée et interprétée par les Bee Gees. A cette époque, le phénomène disco ayant pris une telle ampleur, même les plus grands artistes blancs rock s'y essayent avec plus ou moins de succès (Rolling Stones, Rod Stewart). Même phénomène en France avec les artistes français de variétés: Claude François, Sheila, Dalida, Patrick Juvet et bien autres encore. À noter le rôle non-négligeable que joueront les Européens dans cette musique comme Cerrone, le producteur Giorgio Moroder (producteur de Donna Summer entre autre), Jacques Morali et Henri Belolo (producteurs des Village People) ou Frank Farian (producteur de Boney M). Des artistes français tels que Patrick Hernandez et Patrick Juvet connaitront un succès international. Bien que le Disco soit déclaré mort en 1980 dans toute la presse américaine ("Disco is dead"), le genre évoluera vers la Hi-NRG (prédominance des synthétiseurs) dans les années 1980, puis vers la House (version entièrement électronique). Il influencera également l'électro-pop du début des années 1980 (Human League, New Order, Bronski Beat) avec un mélange de disco pour le rythme et de new wave pour l'ambiance. Le disco influencera surtout toute la musique dance, techno et electro, mais aussi tout le Hip-Hop et le funk des années 80.  

Le jazz est un genre de musique né aux États-Unis au début du XXe siècle. Issu du croisement du blues, du ragtime et de la musique européenne, le jazz est considéré comme la première forme artistique à s'être développée aux États-Unis. L'une des principales influences du jazz, outre les chants religieux (Negro spirituals, puis gospel songs) et les work songs (chants de travail des esclaves dans les plantations de coton) fut le blues, une musique rurale qui évolua avec la migration des populations noires vers les grandes agglomérations, à la fin du XIX siècle. Parmi les premiers musiciens de jazz, nombreux étaient ceux qui vivaient de leur prestation dans de petites fanfares; les instruments de ces groupes devinrent les instruments de base du jazz : cuivres, instruments à anches et batterie. La fin de la guerre civile, et les surplus d'instruments de musique militaire qu'elle entraîna, ne fit qu'amplifier le mouvement. Les premiers jazz bands utilisaient fréquemment la structure et le rythme des marches, qui étaient le type de musique de concert le plus courant à l'époque. Malgré ses racines populaires, on trouve parmi les créateurs du jazz des musiciens de formation classique, tels que Lorenzo Tio ou Scott Joplin (pianiste de ragtime dans un hôtel qui composait en même temps un opéra, ce qui montre bien toutes les influences dont a pu hériter le jazz à cette époque). Un événement important dans le développement du jazz fut le durcissement des lois de Jim Crow sur la ségrégation raciale en Louisiane, dans les années 1890. Les musiciens professionnels de couleur ne furent plus autorisés à se produire en compagnie de musiciens blancs ; en revanche, ils trouvèrent facilement du travail parmi les fanfares et les orchestres noirs, qu'ils firent profiter de leur expérience de conservatoire. À l'aube de la Première Guerre mondiale, on assista à une libéralisation des coutumes. Des salles de danse, des clubs et des salons de thé ouvrirent leurs portes dans les villes, et des danses noires telles que le cakewalk et le shimmy furent peu à peu adoptées par GLENN MILLERle public blanc, principalement les jeunes (les flappers). Ces danses apparurent tout d'abord lors de spectacles de vaudeville, puis lors de démonstrations de danse dans les clubs. La plupart du temps, la musique de ces danses n'avait rien à voir avec le jazz, mais c'était une musique nouvelle, et l'engouement pour cette nouvelle musique expliquait l'engouement pour une certaine forme de jazz. Des compositeurs célèbres tels qu'Irving Berlin s'essayèrent alors au jazz, mais ils n'utilisaient que rarement cet attribut qui est la seconde nature du jazz : le rythme. Néanmoins, rien ne popularisa plus le jazz que le titre d'Irving Berlin Alexander's Ragtime Band (1911). Son succès fut tel qu'on l'entendit jusqu'à Vienne. Bien que ce ne fût pas un ragtime, les paroles décrivaient un orchestre de jazz qui mettait du rythme dans des chansons populaires, comme l'indiqueCREOLE JAZZ BAND le vers « If you want to hear the Swanee River played in ragtime... » (Si vous voulez entendre Swanee River joué en ragtime...).  L'apparition des phonographes permit la diffusion de cette nouvelle musique. C'est l'enregistrement du premier disque en 1917 par l'Original Dixieland Jass Band (ironiquement un orchestre de musiciens blancs) qui marque la naissance officielle du jazz. Notons qu'avant la généralisation du phonographe, il a été enregistré de nombreux morceaux avec le piano mécanique. Ainsi a-t-on gardé de nombreux rouleaux de Scott Joplin. King Oliver a été le chef d'un premier orchestre important, le « Creole Jazz Band » dont fera partie Louis Armstrong. Jelly Roll Morton a su transformer la musique de ragtime en jazz et il a enregistré avec ses « Red Hot Peppers » (qui comprenaient les meilleurs musiciens de Chicago) des chefs d'œuvres. Lors de quelques enregistrements spécifiquement destinés au public noir (les race records) Louis Armstrong amena une première évolution décisive du jazz : il jouait avec un orchestre typique de La Nouvelle-Orléans, ces orchestres où tous les musiciens improvisent simultanément. Mais Louis était un improvisateur hors pair, capable de créer des variations infinies à partir d'un même thème. Ses musiciens l'imitèrent, non plus tous en même temps, mais chacun leur tour. C'est ainsi que le jazz devint une forme de musique en solo. (voir Jazz Nouvelle-Orléans). L'apparition des salles de danse influença le milieu du jazz de deux façons : les musiciens se firent plus nombreux, puisqu'ils commençaient à pouvoir vivre de leur musique, et le jazz, comme toutes les musiques populaires des années vingt il adopta le rythme 4/4 de la musique de danse.

Electronique influencé par le jazz :

À la fin des années 1980 et durant les années 1990, les musiques du style electronique comme drum and bass étaient mélangés avec les styles de jazz, qui crée le future jazz, le jazz-house et le nu jazz. Les artistes comme le pianiste Bugge Wesseltoft, le joueur de trompette Nils Petter Molvær et le trio Wibutee mélangent aussi des éléments de jazz expérimental. Le Cinematic Orchestra en Angleterre et Julien Lourau en France ont également fait des fusions d'electronica et jazz. Du coté pop et dance de nu jazz, il y a des artistes comme St Germain et Jazzanova, qui mélangent des solos jazz avec les house beats. Des autres groupes nu jazz sont : Skalpel, Jaga Jazzist, Fila Brazillia, et Stade.

Les caractères clés du jazz :

Le jazz est un mélange de courants musicaux très divers et au cours de son évolution, il a su intégrer de nombreuses influences et se prêter à de nombreux métissages, comme le blues, le rock, la musique latine, le world-beat, et ainsi de suite. Du point de vue de la technique musicale, sa richesse et sa complexité sont aujourd'hui telles qu'il est difficile de décrire précisément ce qui le caractérise, parce que le jazz comprend une grande variété de sous-types, comme traditionnelle, be-bop, fusion, free-jazz, etc... D'après Travis Jackson, on pourrait définir le jazz d'un façon plus "ouverte", en disant que le jazz (soit qu'on parle de swing, fusion, ou latin-jazz) est une musique qui inclut souvent des qualités comme le swing, l'improvisation, l'interaction en groupe, le développement d'une voix individuelle comme artiste, et être "ouverte" aux diverses possibilités musicales

Les éléments distinctifs suivants dans la majorité des styles de jazz :

  • Swing : une notion un peu abstraite qui signifie que la musique jouée atteint une sorte de "moment de grâce" assez difficile à expliquer concrètement. C'est la moment où la musique, le "feel", et l'interaction entre les musiciens décolle ;
  • Improvisation : un processus par lequel le musicien de jazz crée ou produit une œuvre musicale spontanée en se servant de sa créativité dans l'instant et de son savoir technique et théorique des divers styles de jazz ;
  • l'interaction en groupe ;
  • le développement d'une voix individuelle comme artiste (Sonorité et phrasé): les musiciens de jazz sont souvent à la recherche de l'expression musicale individuelle, innovatrice et créative ;
  • être "ouverte" aux diverses possibilités musicales ;
  • Standard de jazz : les morceaux bien connus, pour la plupart issus des comédies musicales de Broadway, qui ont acquis une certaine notoriété via ces films, qui font l'objet de nombreuses reprises et sont joués lors des jam sessions (e.g., All of Me, Autumn Leaves, Mack the Knife, Summertime, etc...).  

Le funk est une forme de musique afro-américaine apparue à la fin des années 1960, et qui s'est développée au cours des années 1970. Issu principalement de la soul et du jazz, le funk se caractérise par la prédominance de la section rythmique (guitare, basse, batterie) qui joue des motifs syncopés, la présence quasi-systématique de cuivres sur des ponctuations rythmiques (riffs) ou bien des solos, et de manière générale, par la grande place accordée aux instruments. Contrairement à la soul traditionnelle qui privilégie le format « chanson » et le tandem chanteur-producteur, un morceau funk est une œuvre collective, construite sur un groove extensible et modulable à volonté qui permet aux vocalistes et instrumentistes d'intervenir à parts égales. Au milieu des années 1960, le funk prend vie depuis ses racines rhythm'n'blues et soul, JAMES BROWNles paroles insistant sur la défense des Noirs et les difficultés du ghetto. James Brown en est l'instigateur (avec le tire Papa's got a brand new bag), suivi de près par des formations telles que Dyke and The Blazers ou Archie Bell and The Drells. Dans cette veine, citons également The Meters, un groupe de La Nouvelle-Orléans, ville autrefois française dont l'histoire musicale et l'existence le son carnaval prédisposaient à être un des berceaux du funk. L'instrumentation y est dépouillée, le jeu y est débridé et foisonnant, mais l'esprit reste rhythm'n'blues. Vers la fin des années 1960, durant toutes les années 1970 et jusqu'au début des années 1980, un autre style se déploie, qui prend ses distances avec la réalité. Amorcé par le funk psychédélique assaisonné au rock de Sly and The Family Stone, il aboutira a la naissance de la galaxie P-Funk (pour Pure Funk) de George Clinton qui mélangera toutes les influences du moment à un groove irrésistible. Parliament,RICK JAMES Funkadelic, P-Funk Allstars : ces groupes s'amusent a imaginer qu'ils débarquent d'un vaisseau spatial pour libérer les humains des forces négatives d'un monde sans funk ! Le nom des tournées est éloquent: « The P-Funk Intergalactic U.S. Tour » par exemple. Orchestre à géométrie variable (parfois plus de 40 musiciens sur scène!),expérimentations sonores, extravagances, délires et drogues à foison. A la fin des années 70, le recours aux boîtes à rythme, aux platines vinyl et aux dernières générations de synthétiseurs est concomitante à la disparition des grands funkbands devenus trop chers à produire en concert. Armés de platines bricolées, les premiers DJ, comme Grandmaster Flash, jouent les disques de funk de leur enfance en les triturant via des tables de mixages et inventent les premières techniques de scratching. C'est la relève : les groupes comme Sugarhill Gang, Troublefunk, et bien d'autres seront la base funky de la future révolution hip-hop. Finis les textes cosmiques et autres délires psychédéliques, la jeune génération reparle du ghetto et de son quotiden. On se trouve à la charnière entre le funk et le hip hop, dont le meilleur exemple est le fameux Rapper's Delight de Sugarhill Gang,THE OHIO PLAYERS ou l'énorme Drop the Bomb de Troublefunk. Ils ouvriront la voie aux véritables premières stars du hip hop : KRS-One, Public Enemy...  Les années 1980 marquent la dernière étape de l'évolution du funk. Aux État-Unis, on parle d'Urban music. Le Funk des années 1980 est caractérisé par un son beaucoup plus lisse et accessible que d'autres styles de Funk exercés dans les décennies précédentes. Les instruments et les productions deviennent plus digitales qu'organiques (synthétiseurs, boîtes à rythmes, programmation) et les mélodies plus proches de la pop qu'auparavant, dans un but crossover, c'est-à-dire celui de plaire à un large public, notamment au public blanc. Souvent rejetés par les puristes car flirtant avec des formes qu'ils considèrent plus commerciales comme le disco (alors qu'il s'agit simplement d'un style différent, essentiellement destiné à la danse en boite de nuit, mais tout aussi recherché), des groupes comme Earth, Wind and Fire ou Kool & The Gang jouent une musique sophistiquée, dans laquelle la production prend une place plus déterminante. Le genre s'oriente vers l'électronique, les beats sont plus étayés. La basse, dont l'apogée pourrait être l'année 1982 (voir le LP de Stanley Clarke Let me know you) et le synthétiseur, beaucoup plus marqué en EARTH WIND & FIRE1984, forment l'essence de la mélodie. Des sons caractéristiques - ces petits sons fuyants et entraînants sont depuis samplés et réutilisés dans de nombreux genres : pour s'en rendre compte il suffit d'écouter quelques morceaux choisis de rap West Coast, qui réutilisent de nombreux sons et morceaux. Des artistes ou groupes tels que Zapp & Roger, Cameo, Mtume, Gap Band, One Way, George Clinton"Parliament/Funkadelic", The Ohio Players ou même Rick James, appartiennent aussi à cette famille du Funk. Bien évidemment les années 80 sont marquées par l'apparition d'un génie du genre : Prince. KOOL & THE GANGPrince réussit l'alliance du Funk cuivré de James Brown et du son électro de Georges Clinton. Il fusionne ce funk avec un rock sans complexes, et sert cet ensemble avec des mélodies dignes des Beatles (ce qui lui permettra d'être à ce jour l'artiste Funk le plus populaire avec des records de ventes inégalées). Les concerts de Prince démontrent ses qualités de funkmaster et perpétuent les valeurs du Funk, à un moment où Michael Jackson dénature ce son black pour glisser vers un son Pop. Dans le même temps de ce renouveau princier, un déclin relatif du funk ou son recyclage ? & s'amorce en 1985, qui voit la naissance de l'électro avec des artistes comme Colonel Abrams. En 1988-1989, la naissance du New Jack Swing et de la Dance contribue à son éclipse. Aujourd'hui, le funk reste un genre qui insémine de nombreux morceaux : l'écoute successive de Atomic Dog de George Clinton (1982), puis de What's my name de Snoop Doggy Dogg (1993) en est un bel exemple. En effet, tout au long des années 90 et 2000, les producteurs hip-hop et R'n'B puisent beaucoup de samples et de breakbeats dans les disques de funk de la grand époque pré-disco (avant 1975). Les disques de la grande époque funk attirent toujours de nombreux amateurs, comme en témoignent les nombreux vinyls qui circulent sur les sites d'enchères

 

Le Hip-Hop est un mouvement culturel et artistique (voir meme un mode de vie) apparu aux États-Unis au début des années 1970 et qui, depuis, s’est diffusé dans le monde entier. Issu des ghettos noirs new-yorkais, il mélange des aspects festifs et revendicatifs. Les quatre principaux éléments de la culture hip-hop sont le rap, et plus généralement la musique hip-hop, le graffiti, le deejaying, le break dance et les autres danses hip-hop. On ajoute parfois aussi le beatbox, voire le street-language, le street-fashion, le street-knowledge et le street-entrepreneurialism. Souvent assimilée au rap qui n’est pourtant qu’un de ses aspects, DJ KOOL HERC - HIP HOP'S FOUNDING FATHERl'histoire du mouvement hip-hop se confond souvent avec celle du courant musical. On peut citer les griots, poètes et musiciens ambulants d'Afrique de l'Ouest arrivés comme esclaves en Amérique. La musique hip-hop s'inspire de la soul et du funk avec notamment James Brown et Isaac Hayes. L'influence du dub jamaïcain et des sound systems est également importante avec l'apparition de versions instrumentales de standards reggae sur lesquels viendront parler les hôtes des fêtes, appelés « Maîtres de Cérémonie ». Le blues apporte les dialogues musicaux (call and response) qui influenceront le toasting puis les battles. La musique hip-hop est basée sur deux aspects, la production (aussi appelée beatmaking) et le chant rap (aussi appelé emceeing(de emcee ou MC)). Le beatmaking peut souvent être confondu avec le DJing pour la simple raison que les deux font partie de la musique de fond (ou beat) utilisé par le MC pour rapper. Le Beatmaking se fait normalement par informatique a l'aide de programmes spécialisés. Tout d'abord un beat comprend normalement trois sections, le bassline (c'est la forme que prendra la basse dans l'instrumental), la mélodie (c'est la ligne principale, celle qui captera l'attention), et le drumline (sons de percussions : caisses claires, tambours). Plusieurs beatmaker préfèrent utiliser des samples d'autres instrumentaux et les mixer pour créer une mélodie mais il est tout autant possible de composer complètement. Le MCing ou rap, est le chant saccadé de paroles souvent très imagées, riches en assonancesROCK STEADY CREW - B.BOY et allitérations. Influencé par le Toasting et par des précurseurs dans le jazz ou le rock, il connaît un succès tel qu'on assimile parfois la musique hip-hop au rap. MC est l'appellation qui désigne celui qui anime les soirées ou des manifestations mais désigne également les rappeurs. Les initiales MC correspondent en anglais à Master of Ceremonie. Le Beatboxing représente plusieurs genres de musique crées en utilisant la voix, la gorge, le nez.. Inventé, par Doug E. Fresh, il a eu un grand succès dans les années 1980 avant de décliner pour enfin revenir vers la fin des années 1990. L'un des beatboxer les plus célèbres est sans doute Rahzel, dont la chanson la plus célèbre est "If you mother only knew" où il alliait le beat et la voix en même temps! Comme les autres disciplines du hip-hop, le beat box connaît une résonance planétaire, du Saian Supa Crew à Ezra en France, aux autrichiens de Bauchklang, le beat-box a su dépasser les frontières nord américaines. La danse hip-hop apparaît avec le breakdance plus connu au Etats-Unis sous le nom de Bboying, une danse caractérisée par son aspect acrobatique et ses figures au sol. Les danseurs sont également appelés breakers ou b-boys.BELGIAN GRAFFITI La danse Hip Hop a intégré d'autre style de danse émergeant de la rue (streetdance) comme le Popping et le Locking. 2 styles de danse provenant de la cote ouest de États Unis. De nouveaux styles sont apparus comme la House dance, la new style, le Krump, le C-walk, la wavedancecréation française. Le graffiti hip-hop est un phénomène omniprésent dans le paysage urbain. Le graffiti permet au graffeur de marquer son empreinte et de s'approprier son environnement. Généralement réalisé à l'aide de bombes aérosols, sa pratique nécessite adresse et entraînement et constitue une véritable technique artistique. Celle-ci fait intervenir de nombreuses notions plastiques (stylisation, géométrisation, équilibre, etc.) mais se trouve également en relation avec d'autres domaines artistiques (infographie, photographie, bande dessinée, etc.) En tant que mode d'expression artistique, le graffiti est également porteur d'un message. Illégal, il est un signe de révolte et d'affranchissement. Il faut distinguer graff' et tag. Le graff' est l'art qui consiste à réaliser à la bombe de peinture des lettrages complexes ou des représentations de personnages par exemple, aussi appelé fresques. Le tag est une simple signature qui peut être soit associée à un graff', soit être une simple trace laissée sur un mur ou au détour d'un arrêt de bus. Un tag est « unifilaire », il s'agit simplement d'une écriture, le plus souvent un pseudonyme, stylisée.

Grand Master Flash - The Message




 



 
 
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